lunes, 7 de agosto de 2017

Italie: le maire de Campi dénonce les peines "iniques" prononcées à l'encontre des détenus politiques sahraouis de Gdeim Izik

Le Maire de la ville italienne de Campi a dénoncé les peines "iniques" prononcées à l'encontre des détenus politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik qui ont revendiqué leur droit à la liberté et à l'indépendance.
Lors d'une rencontre avec les enfants sahraouis qui passent  leurs vacances d'été en Italie, le responsable italien a déclaré "nous saisissons cette occasion pour exprimer notre position constante à l'égard de la question sahraouie, réitérer notre soutien à la lutte du peuple sahraoui pour la liberté, l'indépendance et l'autodétermination, appeler les responsables italiens et européens à agir pour mettre fin aux violations des droits de l'Homme dans les régions occupées du Sahara occidental, mettre un terme au pillage des richesses du peuple sahraoui et faire pression sur le Maroc pour l'amener à se conformer à la légalité internationale".
Pour leur part, les membres de l'Assemblée communale ont  exprimé "leurs positions soutenant la question sahraouie et leur condamnation des peines iniques à l'encontre des détenus de Gdeim Izik, appelant le gouvernement italien à "agir pour mettre un terme à l'injustice faite aux Sahraouis dans les régions occupées et l'application du droit à l'autodétermination et la décolonisation du Sahara occidental".
Pour sa part, le représentant du Front Polisario dans la région de Toscane, Khendoud Hamdi a exprimé ses remerciements aux autorités de la ville pour "les positions soutenant la lutte d'un peuple pacifique qui aspire à un monde meilleur où règnent sécurité et paix", a-t-on indiqué.
Le 18 juillet dernier, un tribunal marocain avait prononcé des peines iniques à l'encontre des détenus politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik allant de deux ans d'emprisonnement ferme à la perpétuité.
Les 24 détenus politiques sahraouis du groupe "Gdeim Izik" ont été arrêtés lors d'une opération militaire marocaine suite à des manifestations populaires pacifiques organisées par des dizaines de milliers de sahraouis et au démantèlement du camp de Gdeim Izik le 8 novembre 2010.

Après 27 mois de détention préventive, les 24 militants sahraouis ont été condamnés par un tribunal militaire à de lourdes peines pour leur "implication dans le mouvement de protestation" mais, sous la pression d'organisations internationales de défense de droits de l'Homme et de juristes militants, une autre juridiction marocaine dite "civile" a dans un simulacre de procès prononcé des condamnations injustes à l'encontre de ces militants sahraouis.

martes, 11 de julio de 2017

Le procès du groupe Gdeim Izik reprend mardi, le verdict attendu la fin du mois

La sixième phase du procès en appel des prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik, marqué par de graves irrégularités dénoncées par des ONG, reprendra mardi 11 juillet près de  Rabat et le verdict sera probablement connu la fin du mois en cours.
La Chambre criminelle près l'annexe de la Cour d'appel à Salé entame la sixième et dernière phase du procès des vingt-quatre militants sahraouis. Il sera question pour les avocats de la partie civile de répondre à la défense des détenus, concernant notamment les témoignages constitués d'officiers marocains.
Durant le procès, les prisonniers ont été interrogés sur des procès-verbaux (établis par des officiers marocains) qu'ils affirment avoir signé sous la torture, mais la Cour a refusé de prendre en considération la décision du Comité du l'ONU contre la torture.
L'instance judiciaire a refusé de faire droit aux miltiples demandes de la défense des détenus d'exclure les procès-verbaux en question de la procédure. Les avocats des détenus sahraouis ont fait observer que les expertises médicales présentées par la Cour sur la torture des prisonniers  sont tronquées. Quatre experts internationaux mandatés pour réaliser des contre-expertises attestent que les expertises marocaines ne sont pas "crédibles".
Ces "irrégularités" ont poussé les prisonniers à se retirer du procès en juin dernier, refusant d'accéder à la salle d'audience.
En novembre 2010, les autorités d'occupation marocaines sont intervenues violemment afin de démolir le camp de résistance de Gdeim Izik qui avait été formé par environ 20.000 Sahraouis afin de défendre leurs droits économiques, sociaux et culturels, y compris leur droit à l’autodétermination et leur droit à disposer librement de leurs ressources naturelles.
Accusés d’avoir formé une organisation criminelle ayant pour but de commettre des actes violents contre les forces de l’ordre marocaines, certains d’entre eux ont été condamnés, en 2013, à 20 ans de prison et d’autres à l’emprisonnement à perpétuité, par un tribunal militaire, bien qu’ils soient des civils, et cela en violation du droit international. A la suite de ces événements, la plupart ont passé 27 mois en détention provisoire.
Mais le 27 juillet 2016, la Cour de cassation marocaine annule, sous la pression d'organisations internationales de défense de droits de l'Homme et de juristes militants, la condamnation injuste prononcée à l'encontre de ces militants sahraouis.
Les organisations internationales ainsi que les familles des prisonniers avaient demandé un autre procès, appelant à l'application du droit international dans ce dossier, puisqu'il s'agit de détenus politiques liés à la question sahraouie, qui est gérée par les Nations unies.
Ces prisonniers ont été déférés, par la suite, devant un tribunal dit civil, dans le cadre de ce que qualifie le ministre sahraoui délégué pour l'Europe, Mohamed Sidati, de "parodie de justice".
Depuis le début du procès des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik, de nombreuses ONG, personnalités, et partis politiques à travers le monde ont exigé la libération  immédiate et inconditionnelle des détenus sahraouis et demandé au Maroc de se conformer à la légalité internationale et aux résolutions onusiennes prévoyant la tenue d’un référendum  d’autodétermination au Sahara occidental.

Les prisonniers connaîtront leur sort d'ici la fin du mois selon des médias marocains. Des ONG ont exprimé, après six mois d'audience, leurs craintes de voir la Cour d'appel de Rabat prononcer de lourdes peines pour des faits toujours indéterminés. L'examen du dossier de Mohamed Ayoubi, qui faisait partie du groupe Gdeim Izik et qui sera jugé séparément du groupe, a été reporté par la Cour au 27 septembre prochain. (SPS)

sábado, 24 de junio de 2017

Pierre Galand dénonce une tentative de faire passer le Sahara occidental pour un territoire marocain

Le président de la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui, Pierre Galand, a protesté vendredi auprès de la chaîne de télévision française France2 contre la manière dont la chaîne a présenté le documentaire "le Maroc vu du ciel", dénonçant une tentative de faire passer le Sahara occidental pour un  territoire marocain.
"Je tiens à vous exprimer ma totale réprobation quant à la manière dont votre chaine France 2 a présenté, le 22 juin 2017, en soirée, le documentaire de Pascal Plisson et Ali Baddou : ’Le Maroc vu du ciel’", a-t-il écrit dans une lettre adressée au médiateur de France Télévision, Gora Patel.
Pierre Galand a estimé que même si les images captées par Yann Arthus-Bertrand sont "superbes", la chaîne ne devait "pas autoriser" la diffusion d’un dit "documentaire" qui n’est autre qu'"un film de propagande du gouvernement marocain qui tente de présenter le Sahara occidental comme territoire marocain, carte et interventions du journaliste à l’appui".
"En présentant ce documentaire, qui est partisan, vous contribuez à nuire gravement aux intérêts et aux droits du peuple sahraoui", a-t-il prévenu, rappelant à cette chaîne de télévision que le Sahara occidental est un territoire non autonome, occupé et colonisé par le Maroc.
"Une mission de Nations Unies désignée par le Conseil de sécurité, la Minurso, est en charge d’y organiser, avec les populations sahraouies, un référendum d’autodétermination", a-t-il encore ajouté, soulignant que la Cour internationale de Justice s’est prononcée en ce sens dès 1975.
Le président de la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui a mis en exergue également la récente décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) qui a clairement énoncé que le Sahara occidental n’est pas un territoire du Maroc.
Il a fait remarquer, à ce titre, que cet arrêt de la CJUE a contraint la Commission et le Conseil européens à suspendre et à revoir leurs accords de partenariat avec le Maroc pour en exclure les produits agricoles, halieutiques et minerais spoliés par le Maroc au peuple sahraoui dans les territoires du Sahara occidental occupé.

Pierre Galand a exigé de la chaîne de télévision française de diffuser un rectificatif "au nom du droit des téléspectateurs à une information correcte" dans le cadre d’une émission d’information ainsi que sur son site web. (SPS)

martes, 6 de junio de 2017

Des observateurs internationaux dénoncent les irrégularités du procès de Gdeim Izik Plus d’une douzaine d’observateurs internationaux présents lundi à la reprise à Rabat du procès des prisonniers politiques sahraouis de Gdeim Izik ont dénoncé les nombreuses irrégularités constatées.

La présidente de l’association Sogaps Sahara, Maité Isla, présente à ce procès, a dans une déclaration collective publiée sur le site de son association, dénoncé les irrégularités dans les règles de procédures appliquées lors de ce procès qui se déroule à Rabat alors que l’incident a eu lieu à El Aaiun, ce qui pose la question de la compétence territoriale du tribunal , souligne la même source.
La déclaration de ce collectif d’observateurs internationaux indique également que la défense nommée d’office par la Cour le 16 mai dernier a entamé son travail sans avoir le moindre contact avec les accusés ni étudié leurs dossiers.
Les observateurs internationaux ont dénoncé également le retard injustifié dans ce procès qui a commencé en 2013 et qui est actuellement à sa 5eme édition après plusieurs reports avant de dénoncer par ailleurs la détention arbitraire de 6 ans et demi sur la base d’une décision annulée par la Cour de cassation ce qui représente dans ce cas, a-t-on ajouté, la violation du droit à la présomption d’innocence.
Les observateurs ont également rapporté dans leur déclaration avoir été soumis à des mesures sécuritaires exceptionnelles ou leurs documents d’identité ont été photographiés par des personnes non identifiées en dehors de la Cour en plus de l’interdiction de faire entrer à la salle d’audience tout type d’appareil électronique. Il (le collectif) ajoute que les familles des prisonniers affirment avoir subi des agressions et des blessures graves.
Le collectif d’observateurs internationaux informe, enfin, la communauté internationale de la violation systématique de la procédure régulière ainsi que des droits de l’homme et par conséquent, il demande la protection de ces prisonniers politiques sahraouis par les Nations unies et par les institutions internationales compétentes.
Les 24 prisonniers politiques sahraouis ont été arrêtés, torturés et condamnés à de lourdes peines sur la base d’aveux obtenus sous la torture en raison de leur participation au camp de protestation sahraoui de Gdeim Izik en 2010.

Le dernier procès de ces prisonniers politiques en date du 16 mai a été marqué, rappelle-t-on, par l’expulsion violente de deux avocates de la défense.

lunes, 29 de mayo de 2017

Le coup d’envoi de la première édition du festival international du film du Sahara occidental, fisahara, a été donné dans la soirée de vendredi au centre culturel Matadero de Madrid .

Le coup d’envoi de la première édition du festival international du film du Sahara occidental, fisahara, a été donné dans la soirée de vendredi au centre culturel Matadero de Madrid .
La soirée d’ouverture de cette édition spéciale du fisahara et à laquelle ont prit part bon nombre d’artistes espagnols à l’instar de Clara Lago, Dani Rovira, Inma Cuesta, Belen Cuesta, Pilar Bardem, Claudia Garvi outre une délégation du ministère sahraoui de la culture a été marquée par la projection à la cinémathèque du film Lejouad, réalisé par Gonzalo Moure et Brahim Chagaf et qui a décroché le premier prix du fisahara 2016. Traitant de la poésie, la philosophie et la sagesse sahraouie, le film a fait voyager les spectateurs au fin fond d’un désert tout en les plongeant dans une culture ancestrale et des traditions séculaires qui montrent l’authenticité de ce peuple.
La projection du film a été suivie d’un grand débat sur le cinéma sahraoui comme moyen de lutte et de résistance et également comme moyen d’expression d’une identité culturelle. Les spectateurs ont à cette occasion posé de nombreuses questions sur la situation au Sahara occidental, sur les sahraouis contraint à l’exil depuis plus de 42 ans, ainsi que sur les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.
"Les présents au débat ont par ailleurs valorisé le cinéma et son rôle dans la lutte du peuple sahraoui et notamment ce festival fisahara qui a déjà treize éditions à son actif et qui a permis de donner plus de visibilité à ce conflit pour ne pas tomber dans l’oubli et notamment en Espagne qui doit assumer sa responsabilité historique et morale vis à vis du peuple sahraoui", a indiqué Maria Carrion, directrice exécutive de ce festival .
La soirée d’ouverture de cette première édition du Fisahara Madrid, a également donné lieu à un concert musical animé par la chanteuse sahraouie Aziza Brahim qui a gratifié le public espagnol de chansons puisées du patrimoine sahraoui.

Le film "le fils des nuages", lauréat du Fishara 2012 et produit par Alvaro Logronia et Javier Bardem, sera projeté durant la seconde journée et sera suivi d’un débat dont le thème s’articulera autour du  cinéma du Sahara : la résistance politique et diplomatique. La dernière journée de ce festival de Madrid verra la projection du film le coureur de Saeed Taji Farouki qui raconte l’histoire de l’athlète sahraoui Salah Ameidan et sa contribution par le biais du sport, à donner plus de visibilité à la cause de son peuple

sábado, 20 de mayo de 2017

L’organisation de Mundubat organise des rencontres des écoles économie féministe à Vitoria, Bilbao et Amurrio

 L’organisation de Mundubat organise des rencontres des écoles économie féministe à Vitoria, Bilbao et Amurrio. Actes de la réunion III de l’écoles fréquentées par des femmes de toutes nationalités qui fréquentent les cours et l’expérience de l’autonomisation et le féminisme decolonizador par le biais de différentes activités. Cette troisième réunion a eu des invités Ana María Martínez de Honduras au nom méso-américaine en lutte pour une vie digne et l’UNMS représentée par Jadiyetu El Mohtar, responsable des relations internationales. La réunion a été marquée par des situations de discrimination par suite du patriarcat, mise en scène joue à travers les différentes réalités des femmes.




Basque, espagnol, argentin, hondurien, pakistanais et Sahraouis des femmes a été en mesure de partager les expériences et les réalités de différents points de vue dans une lutte commune pour l’égalité et l’autonomisation.
Pour les Sahraouis femmes a également été un anniversaire occasion 44 le 20 mai, le déclenchement de la lutte armée dans la lutte pour la liberté et l’indépendance.



jueves, 11 de mayo de 2017

Le statut du Sahara occidental reste celui d'"un territoire non autonome"

Bruxelles, 09 mai 2017 Le statut du Sahara occidental reste celui  d'"un territoire non autonome", a affirmé la chef de la diplomatie  européenne, Federica Mogherini, réitérant le soutien de l'Union européenne  (UE) pour les efforts du secrétaire général de l'Organisation des Nations  unies (ONU) en vue de parvenir à une solution qui permette  "l'autodétermination du peuple du Sahara occidental".
"Le Sahara occidental est inscrit sur la liste des territoires non  autonomes de l'ONU", a-t-elle écrit dans sa réponse, au nom de la  Commission européenne, aux députés européens qui l'interpellaient sur la  présence militaire marocaine au Sahara occidental.
La haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la  politique de sécurité a rappelé, à ce titre, que "le statut définitif du  Sahara occidental continue de faire l'objet d'un processus de négociation  mené sous l'égide des Nations unies".
Elle a réaffirmé le soutien de l'UE pour les efforts déployés par le  Secrétaire général des Nations unies en vue de parvenir à "une solution  politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette  l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre  d'arrangements conformes aux principes et aux objectifs de la charte des  Nations unies".
Mme Mogherini a exprimé, dans ce contexte, la préoccupation de l'UE par  "la longue durée de ce conflit et par ses conséquences sur la sécurité, le  respect des Droits de l'homme et l'intégration dans la région", exhortant  les deux parties à "rechercher une solution négociée au conflit".
Dans une question parlementaire adressée à la Commission européenne, de  nombreux députés européens dont Max Andersson, Jakop Dalunde, Klaus  Buchner, Joao Ferreira, Takis Hadjigeorgiou et Rina Ronja Kari ont exhorté  l'exécutif européen à préciser le statut, au regard du droit international,  de la présence militaire marocaine au Sahara occidental.
Les députés européens ont souligné dans leur question que l'UE et ses  Etats membres n'ont jamais reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara  occidental, relevant que la Cour européenne de justice (CJUE), dans son  arrêt de 21 décembre dernier, a rejeté l'argument de la Commission selon lequel le Royaume du Maroc était la puissance qui administre de facto le  Sahara occidental.

Selon ces eurodéputés, le droit relatif aux droits de l'homme et le droit  international humanitaire s'appliquent à la situation au Sahara occidental  et, partant, aux activités des organismes et acteurs marocains. Ils ont appelé, à ce propos, la Commission européenne à expliquer comment  la Commission a appliqué les lignes directrices de l'UE concernant le droit  international humanitaire à la situation au Sahara occidental. (SPS)